21/06/2017

Chapitre VIII

Genève, « Capitale de la Paix »

Genève métropole cosmopolite, abrite en son sein par tradition humaniste, ou volonté solidaire universelle, une kyrielle d’organisations internationales au travers de : Conférences, Congrès, rencontres, réunions, Forums, manifestations diverses etc. et un agenda annuel surbooké et plus. Elle est le focus de millions de bonnes consciences populaires préoccupées par la paix ou du moins par le non guerre. Toutes ces institutions dussent répondre aux aspirations humanistes d’Henri-Dunant, fondateur de la Croix-Rouge Internationale et lauréat du premier Prix Nobel de la Paix. Elles répondent aux critères de : « internationales, interconfessionnelles, et sans couleur de parti politique ». La métropole genevoise est également prestigieuse par l’organisation de manifestations périodiques, d’aspect technique, culturel, artistique ou sportif telles que : le Salon international de l’Auto, le SIHH, le salon international de la haute horlogerie, de la présence d’experts «Auctionners»,  du Salon des inventions, de l’équitation, enfin de la Course de l’Escalade et bien d’autres actions encore. Le groupe «d’Auctionners», comprend les prestigieuses maisons Anglo- saxonnes qui ont pour nom : Christie’s, Sotheby’s, Bonham's et Philips, maisons spécialisées dans la vente haut de gamme de pierres précieuses et tableaux de maître anciens et modernes. Ensemble, elles font grossir la caisse publique d’une manne substantielle. Toutes ces manifestations découlent de l’excellence d’un savoir Helvétique ancestral mêlant génie local, tradition humaniste et ouverture généreuse au monde. Aujourd’hui comme hier. Tout cela est discrètement dissimulé dans un joli écrin portant le beau nom de : «L’esprit de Genève». Une Métaphore évoquant le respect des traditions anciennes et un désir humain de partage et de « vivre ensemble », un souffle nouveau tant chéri de nos jours. Genève est petite par le nombre de ses habitants mais immense par son prestige, au point que des visiteurs étrangers l’imaginent comme étant la « Capitale de la Suisse ». Certains ironiques la comparent tout bonnement à une fabrique d’excellents chocolats, de boîtes à musique ou de coucous amuseurs.

Suivant notre logique, nous illustrons par trois jolies cartes postales, ces cosmopolites péripéties de Genève. En effet, celles-ci reflètent des faits documentaires historiques. Pour Paul Eluard, le poète surréaliste, la carte postale est : «un petit trésor de rien du tout». Doyen Alter égo, il tomba lui-même dans le chaudron d’Obélix rempli de ces menus bristols. L’histoire retient qu’il fut fan de la collectionnite et écrivain cartophile à ses heures.    

Burt Hann 15 juin 2017

 

Conférence internationale du désarmement Genève 1932.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Congrès universel de la Paix Genève 1912.jpg

 

 

 

 

 

 

Rencontre au sommet 1985.jpeg

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26/05/2017

Chapitre VII

carte genevoise précurseur 1822.jpgcarte genevoise précurseur 1840.jpgGenève, pionnière de la carte postale ancienne

En matière d’émission de cartes postales anciennes, de leur création et origine, force est de déplorer par ignorance ou par indifférence, un rôle pionnier et central de Genève dans leur parution. En effet, jusqu’à ces dernières décennies, peu ou prou d’auteurs s’y sont intéressés. Il est vrai qu’il a fallu « laisser du temps au temps » pour décrypter la sphère cartophile et mettre en lumière quelques trouvailles archéologiques déterminantes, propres à revisiter son histoire et son développement, et surtout à remettre le « clocher au milieu du village ». Jusqu’à ces dernières années, la naissance de la carte postale était une fois pour toute scellée à une date historique incontestable : le 1er octobre 1869, date de la première émission à Vienne de la « Korrespondenze-Karte » 1er entier postal inventé par Emmanuel Hermann, député autrichien et directeur de la Poste autrichienne. Des exemplaires de ce modèle peuvent encore dormir dans les boîtes à chaussures de marchands philatélistes. Longtemps aussi, on contesta cette invention dans le but présumé de la délégitimer. Quelques esprits cocardiers de l’Hexagone, s’y sont employés, mais aujourd’hui, en regard des nombreux documents qui circulent, le calme s’installe peu à peu et les convictions aussi. Il faut rappeler qu’une polémique au sujet des pseudos créateurs de la carte postale faisait rage au sein d’experts et amateurs cartophiles au milieu des années septante. La France, l’Allemagne, l’Angleterre, la Belgique, l’Italie, revendiquait le « droit d’aînesse ». Après des travaux de recherche et les écrits de l’expert de l’Académie postale française, Gérard Neudin, immense contributeur de la propagande de la carte postale universelle, les esprits s’apaisèrent. Cet ancien polytechnicien voua sa vie à la rédaction de plus de 20 argus abondamment traités et imagés. Ces opus demeurent encore de nos jours les plus stimulants et éclairants travaux enrichissant la connaissance de la carte postale et la découverte de ses champs d’investigation. Un exemple : il fut le premier à avoir établi l’inventaire des douze cartes postales illustrées émises par le Bahaus à Weimar en juillet 1923. Cette série star hyper rare de 12 cartes est cotée aujourd’hui, la bagatelle de 70.000 euros ! Kandinsky ,Klee, Feininger, en furent entre autres des illustrateurs. Nous rendons un grand hommage à Gérard Neudin, chercheur cartophile émérite.

Genève connut dans la période 1820-1848 un fonctionnement de gouvernement de type « Diète fédérale », c’est-à-dire fixant les réunions des députés à certains jours fixes. Pour les convocations des réunions, l’administration genevoise utilisait des cartons postaux rudimentaires envoyés aux députés ou conseillers d’Etat d’alors. Les modèles de ces cartes sont reproduites ci-dessous. Cependant, ce qui nous intéresse dans ces cartes c’est leur date d’affranchissement. La première, est signée de James Fazy, Conseiller d’Etat, fondateur du « Parti radical genevois » et du « Journal de Genève ». Elle est datée 1822 ! La deuxième porte l’oblitération rouge 1841 (pré philatélique), année suivant la création du premier timbre postal mondial par l’Angleterre. Ces dates confirment dès lors une existence antérieure à la « Korrespondenze—Karte » de 1869. Ces cartes anti datées ne sont à notre connaissance mentionnées dans aucun ouvrage cartophile, ce qui fait leur originalité et leur rareté. Et comme disait Talleyrand « ça vaut mieux en le disant » ! On connait d’autres bristols antérieurs à 1869 mais qui ne sont pas pourvus de caractères postaux déterminants. La démonstration est ainsi faite que Genève tient une place de ville pionnière de la création de la carte postale et de l’alphabétisation avancée de ses habitants.   

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29/04/2017

Chapitre VI

Le tramway de la Rue de la Cité

Le tramway de la cité ainsi nommé, et desservant la ligne dite « ville-haute » fut créé en 1900. Mais à la suite d’un accident en 1904 dû à un freinage infructueux - la pente de la ligne est de 11%- la compagnie CGTE, Compagnie genevoise des transports électriques, décida d’arrêter son service. On s’accorda patiemment un temps de réflexion de quatre ans jusqu’en 1908, puis on décida de démanteler la paire de rails. Le public genevois ne montra exceptionnellement point son dépit. A contrario, les vaillants députés du Grand-Conseil et la horde des fonctionnaires patentés , eurent à regretter à contrecœur ce précieux service . Cette belle et rare carte de la vieille-ville des années 1900, est éditée une fois de plus par les photographes, Jullien frères, Genève. Toutefois, l’attention du photographe de cette vue fut visiblement portée sur « le dernier Dôme » d’une maison pittoresque de la Rue de la Cité.

 

                                                                      tram, Rue de la Cité Genève.jpg

 

 

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