30/03/2017

Chapitre III

Carte salon 1905.jpg 

Le Salon de l’automobile Genève

Le Salon de l’auto de Genève a plus que cents ans, et il est toujours aussi étourdissant et fascinant qu’au premier jour de son ouverture. Celui-ci ouvrit ses portes le 29 avril 1905. On y compta une foule de près de 13.000 visiteurs. Aujourd’hui, les portillons dénombrent près d’un quart de million de visiteurs, mixant genevois, romands, suisses-allemands et étrangers. Son initiative et lancement naquirent d’une volonté de personnalités genevoises visionnaires, un quarteron d’entrepreneurs et d’industriels du marché automobile à Genève et en Suisse. Ces patrons n’avaient pas reçu que des encouragements. Certains contempteurs les accusèrent d’avoir pris un pari audacieux et aventureux, telle une bouteille jetée à la mer. Mais sûrs et convaincus de leurs plans, ces vaillants chefs d’industries avaient compris que le XXe siècle sera l’âge d’or de l’automobile. Ils avaient aussi compris que la belle Genève, par son expérience historique des foires et des marchés, par sa situation géographique centrale européenne, par la facilité de sa connexion et des communications avec le monde, méritait de plein droit l’installation d’un vivier technique et commercial à rayonnement international. A sa création, on lui donna le nom de : « Exposition Nationale Suisse de l’Automobile et du Cycle ». Puis de national, c’est devenu international dès 1924. Après une interruption en 1939 due à la deuxième guerre mondiale, le Salon de l’auto redémarra en 1947 et devint annuel. D’emblée, les marques françaises dominèrent le salon mais le sérieux et le « Know how » des marques allemandes et américaines s’imposèrent grâce à la puissance, au confort et au luxe de leurs limousines. Des marques étrangères : japonaises, sud-coréennes, brésiliennes et autres rejoignirent le club des fabricants influents. Aujourd’hui, après de plus de cent ans d’un immense succès populaire, de substantielles retombées financières, d’une vitrine prestigieuse, la présence du Salon international de l’automobile à Genève n’est plus à justifier. Et les genevois ont donc une raison d’en être fiers.

Pour sa communication, son annonce, sa propagande, le salon de l’auto de Genève eut pour tradition, publicité oblige, de créer une affiche circonstanciée schématisant son action par l’image. Chaque année, il lança un concours de réalisation d’affiches publiques symbolisant l’exposition à venir. Il confiera alors au lauréat l’exclusivité de l’édition. Parallèlement, son imprimeur livra au public, une carte postale 9x13 cm, reproduisant en format réduit le contenu de l’affiche. Cette action ravit les afficionados de l’auto et fidélise les cartophiles amoureux de l’auto. La carte postale ci-dessous est la première carte postale du Salon. Elle fut émise en 1905. Elle est rare et difficile à trouver. Avec la dernière carte du Salon, celle de 2017 en couleur, le lecteur mesurera la fulgurante évolution du graphisme, sa simplification et son abstraction. Pour conclure, la carte postale préfigura les paramètres visuels et documentaires de notre télévision actuelle et souligna la forte domination de l’image dans notre société post moderne. Elle affirme avec force, la prépondérance de l’image sur le texte, sous-tendant un texte intelligible sous la couche de l’image.          

Pour plus de amples informations ad-hoc, nous prions le lecteur de se référer au livre jubilé publié par la Tribune de Genève en 1979, intitulé : « 50 salons de l’automobile Genève ». Un large tour d’horizon informe sur l’essentiel de la Fondation de ce joyau de la dynamique économique et promotionnelle genevoise.

 

 

Carte Salon 2017.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

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23/03/2017

Chapitre II

 

La carte postale est un terme générique résumant une multitude d’objets et sujets : on croise les dénominations suivantes : carte-poste, carte-lettre, carte pneumatique, carte-réponse, carte par ballon monté, non monté, carte-système, carte-puzzle, carte lumineuse (visible dans l’obscurité), carte-timbres, carte monnaies, carte-militaire, carte aviation, carte-train, carte-cinétique (moderne), carte-disque, carte-cassette ( fait office d’enregistreur), carte métallique ( en tôle d’avion ), carte magnétique ( œuvre de l’artiste allemand Joseph Beuys ), carte-miroir, carte-verre, carte-bois, carte liège, carte-tissu, carte-cuir, carte-ivoire, carte-oiseau, carte relief, carte guirlande (déroulable sur un mètre), carte arcimboldesque, et enfin carte en argent massif 800 à timbre en or , (cartolina postale), origine bijouterie Bulgarie, etc. Mais revenons à nos sujets typiquement genevois.

Pour rendre hommage au quotidien « la Tribune de Genève », créatrice et gérante de notre blog, nous publions la carte ci-dessous. Il s’agit d’un orchestre estival jouant sur l’esplanade située devant l’entrée de la « succursale de la Tribune de Genève ». La carte a voyagé le 24 janvier 1904. Elle est donc plus que centenaire ! Cette carte remarquable porte la légende « Type de Genève ». Elle appartient à une série de douze cartes portant toutes cette légende et éditée par les célèbres «Julien frères, éditeurs-photographes,Genève ». Cette dernière est prisée depuis des années par tout doux-dingue cartophile, de Genève et d’ailleurs. Le spécialiste cartophile feu Michel-de Syon, psychiatre, et sa femme Joëlle, les ont rapportées dans une courte présentation dans leur livre « Genève à la Belle-Epoque » édité en 1979, par la Tribune de Genève, à l’occasion de son100 anniversaire. Depuis, leur popularité a pris un envol digne des sujets les plus cotés.

                                          

 

carte type de Genève, l'orchestre.jpg 

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22/03/2017

Présentation

 

Dans ce nouveau blog, sous la forme de courts chapitres, nous allons présenter une série de cartes postales anciennes remarquables, interessantes et rares, tant au plan humain, documentaire, ou iconographiques. En effet, la carte postale est un média modeste, racontant une grande histoire mêlant la mystérieuse marche du temps, des choses et des hommes. En fait, on retrouvera dans chaque cas, un peu de soi-même, que le temps a effacé, dévoré, anéanti. Cependant, notre esprit, qualité propre à l'homme, garde de coté un profond tiroir préservant nos précieux souvenirs.

L'exemple ci-dessous, présente un "Guide suisse" dans sa plus simple posture, du temps de nos grands-parents. un personnage humble et dépouillé contrastant avec les athlètes modernes bardés de corderies innombrables et sophistiquées.

 

Guide suisse 4.jpg

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